L'article „Diagnostics ambulatoires en soins primaires : plus de transparence dans le domaine des diagnostics ambulatoires“ examine pour la première fois en Suisse la comparaison entre les diagnostics documentés par les médecins de famille et les indicateurs de morbidité déduits des données de facturation. L'étude se base sur les diagnostics codés CIM-10 du réseau de médecins. Groupe de pratique Suisse (PraxiS) ainsi que les soi-disant Groupes de coûts pharmaceutiques (PCG), Les données de facturation de l'assurance maladie sont calculées à partir des prescriptions de médicaments.
La comparaison montre à la fois des similitudes et des différences évidentes. Dans les deux sources de données, on trouve un taux de cholestérol élevé, l'hypertension, le diabète et la dépression parmi les diagnostics les plus fréquents, ce qui confirme la plausibilité fondamentale des deux approches. Les différences proviennent surtout du fait que les données de facturation reflètent en premier lieu les maladies basées sur les médicaments, tandis que les diagnostics saisis par les médecins de famille reflètent davantage les maladies réelles. Motifs de consultation dans la pratique de l'activité professionnelle. En conséquence, les données de la pratique font souvent apparaître les événements aigus tels que les infections des voies respiratoires supérieures et les troubles non spécifiques apparaissent. En revanche, les données de facturation font plus souvent apparaître Maladie de la thyroïde, asthme/COPD ou glaucome, Les patients qui souffrent d'un cancer de la prostate doivent être traités par un traitement médicamenteux continu. Pour 6 diagnostics sur 32 examinés on constate des différences statistiquement significatives entre les deux sources de données.
Les classements des diagnostics les plus fréquents diffèrent également : dans les données des cabinets médicaux, les diagnostics les plus fréquents sont les suivants Hypertension, douleurs dorsales et examens généraux en tête de la liste des motifs de consultation les plus fréquents. En revanche, dans les données de facturation cholestérol élevé le diagnostic de PCG le plus fréquent, suivi de Dépression ainsi que diabète de type 2 avec hypertension.
L'étude montre que les deux sources de données reflètent différents aspects des soins et sont donc complémentaires. Alors que les données de diagnostic des médecins de famille fournissent une image plus précise de l'évolution des soins et des motifs de consultation, les données de facturation se prêtent particulièrement bien à l'analyse de la structure de la morbidité et de la prise en charge médicamenteuse de collectifs d'assurés. De telles analyses sont également importantes pour le développement de modèles de soins intégrés : une meilleure compréhension des maladies effectivement traitées, des motifs de consultation et de la situation en matière de soins permet d'identifier plus précisément les besoins en soins de la population et de planifier et développer de manière plus ciblée les structures de soins correspondantes.